SEVEN ONE

160 minutes
Classification probable : interdit aux moins de 12 ans (nudité, violence)
 
Ecrit, réalisé et produit par Marco De Paris
Co-produit par Gaëlle Gautron
 
Chef monteuse et chef opératrice : Charlène Dautais
Ingénieur du son et mixeur : Olivier Bénamou
Photographe plateau : Alain Agard
Photographe de la princesse Metel (Gaëlle Gautron) : Jérémie Blanc
 
Née de nulle part, seule de son espèce, la Divinité est apparue avec l’univers et a décidé d’œuvrer à ce que le monde soit meilleur.
Ce qui l’amènera à détruire l’espèce humaine, coupable de polluer la planète Terre. Mais, au contact de la seule rescapée, la Divinité finira par accepter de donner une autre chance à l’humanité en faisant redémarrer le temps à son commencement. Ce qu’elle sera amenée à faire encore 5 fois, condamnant, sauvant, aimant ou détruisant à l’échelle de l’univers.
 
De l’infiniment petit des sentiments humains à l’infiniment grand de l’espace, des farces coquines aux décisions tragiques, suivez les 7 vies successives de la Divinité et son humanisation progressive, sous le nom de Varuna, puis de Kama, Dharma, Indra, Candra, Surya et enfin Yama.
Varuna
(Rose Belline)
Kama
(Lorie Vedovato)
Dharma
(Lala Zhang)
Indra
(Zieli Divo)
Candra
(France Renard)
Surya
(Leila Denio)
Yama
(Laura Weissbecker)

SEVEN ONE est un long-métrage composé de 7 chapitres, chacun montrant un moment de la vie de la Divinité, chaque fois dans une nouvelle boucle temporelle, sous une nouvelle apparence et avec un nouveau pseudonyme. 

Sur la forme, chaque chapitre correspond globalement à un type de cinéma. La durée, la tonalité ou l’esthétique sont différentes d’un chapitre à l‘autre. Le seul fil directeur pourrait être l’évolution, d’un chapitre à l’autre mais aussi entre son début et sa fin. 

Sur le fond, le film veut divertir, émouvoir et faire réfléchir.

La Divinité (Surya) raconte ses origines, son premier voyage.

Le premier chapitre (VARUNA), le plus long, présente les origines de la Divinité, puis comment elle a découvert la planète Terre. Planète qu’elle a voulu sauver des humains qui la polluaient. Avec une solution simple : faire monter le niveau des eaux et noyer l’humanité. 

Mais, une femme survivra : Miss June (Jade Lee). Dotée elle-même de certains pouvoirs, June ne cessera de plaider la cause des humains, en montrant leurs qualités, surtout dans le domaine des arts.

Ainsi, la Divinité en apprendra beaucoup sur l’âme de cette race qu’elle avait exterminée, sans prendre le temps de la connaître. Cela pose une réflexion sur le racisme, souvent dû à une méconnaissance profonde de « l’autre » que l’on déteste sans vraiment le connaître.

La Divinité, commencera aussi à ressentir des émotions. Emotions forcément intenses, quand on découvrira le prix à payer pour faire redémarrer le cours du temps à zéro : insérer une belle âme dans la matrice de l’univers. Et ainsi la condamner à ne plus jamais exister !

Notez que ce chapitre marque la première rencontre entre la Divinité et le docteur Luigi De Laurenti, qu’elle retrouvera à chaque nouvelle boucle temporelle. 

Au niveau de la mise en scène, ce chapitre est le plus original et ambitieux. Ainsi, certaines séquences sont sous forme de photos, comme LA JETEE de Chris Marker. D’autres montrent les personnages évoluer entièrement nus, dans des décors entièrement vides, mais aux lumières très sophistiquées. 

Chapitre avec aussi : Aurélie Aloy, Carole Maddalena, Caroll Betty

Dans le deuxième chapitre (KAMA) la Divinité se rend compte que son expérience avec Miss June l’a marquée. Elle décide alors de venir sur Terre au début du 21e siècle, et d’étudier le comportement quotidien des humains. Elle devra alors changer d’apparence, et se fera accompagner d’une humaine « normale » : Miss Daisy (Diane Martin).

La Divinité sera sidérée face à des comportements qu’elle juge incompréhensibles (racisme, homophobie, violence). Ce qui permet de s’interroger sur certaines singularités de nos sociétés, où la violence est mieux acceptée que la sexualité, la misère moins choquante que le naturisme… 

Finalement, après une tragédie de trop, la Divinité décidera de pousser à la mort la moitié de l’espèce humaine. 

Dès lors, seule Miss Daisy peut encore la convaincre d’arrêter le massacre. Et pour y arriver, elle usera d’une stratégie audacieuse…et risquée. 

Au niveau de la mise en scène, ce chapitre est beaucoup plus classique, et se déroule dans un univers plus réaliste, mais un peu limité, comme une sitcom. Notez la singularité du jeu de la Divinité à ce moment de son évolution : à mi-chemin entre une petite fille de 6 ans et…TERMINATOR ! 

Chapitre avec aussi : Sarah Keira, Saadi Younis Bahri, Victor Dubois, Geoffrey Couthinot

Dans le troisième chapitre (DHARMA), la Divinité s’astreint à ne plus juger les humains, qu’elle laisse libres de leurs actes. Elle se positionne quand même pour protéger la Terre et ses habitants des grandes catastrophes (chute de météorites, sécheresse, supernova). 

Mais, un jour, la Terre est attaquée par la planète Rametal. Dès lors, la Divinité revient à ses penchants violents pour résoudre la crise. Avec de terribles conséquences, pour l’univers tout entier…

En parallèle, la Divinité décide de vivre plus près des humains, et de découvrir les jeux de l’amour, s’initiant à la complexité des sentiments, partagée entre le docteur Luigi et le professeur Charles (Jean-Baptiste Imbey). 

Ce dernier, inventeur du vaccin contre le Covid-19, mènera définitivement la Divinité sur la voie de la sagesse. Notez que les deux savants interrogeront sur les limites du pouvoir, toujours questionnables, même quand on croit agir pour le bien. 

Au niveau de la mise en scène, ce chapitre joue la carte d’un certain luxe, que se soit au niveau des décors, de la photographie ou des effets visuels. C’est probablement le plus classique et « commercial » du film, malgré le recours à quelques coupures de presse concernant la crise du COVID-19.